Le digital pour rebâtir la colonne vertébrale de notre système de santé

Une tribune de Philippe Billet DG France & Iberia

En 2020, l’OMS célèbre l’année internationale des Sages-femmes et du Personnel infirmier. 

mai 18, 2020

Selon l'OMS, le renforcement et l’épanouissement professionnel du personnel infirmier et des sages-femmes sont parmi les mesures les plus importantes pour parvenir à la couverture sanitaire universelle et améliorer la santé dans le monde. Un épanouissement que la technologie peut et doit améliorer.

Améliorer l’accompagnement de la « colonne vertébrale » du système de santé

Applaudir durant 5 minutes le personnel soignant à 20H. Le rituel va-t-il durer ? Il devrait. Car c’est un rappel opportun à la lumière des efforts héroïques déployés par les infirmières et les autres professionnels de la santé lors de la crise du COVID-19. Selon un sondage Harris Interactive pour RTL, 78% de ceux qui effectuent cette démarche le font pour "honorer les soignants dans leur ensemble". Et il y a de quoi, et ce même alors que l’épidémie semble progressivement décliner.

Et durant les 23H55 du reste de la journée, aux pouvoirs publics d’apporter un regard juste sur le fonctionnement du système de santé, d’analyser les dysfonctionnements et manques et améliorer l’accompagnement de, selon le mot de l’OMS, la « colonne vertébrale » de ce système. En effet, Sages-femmes et personnel infirmier, soit des personnes qui consacrent leur vie à prendre soin des mères et des enfants et à sauver des vies, représentent la moitié du personnel de santé dans le monde. Des corps de métiers soumis à de fortes tensions. En France par exemple, pour les infirmiers, comment assurer une prise en charge efficace des patients quand en 15 ans, le nombre de visites annuelles aux urgences est passé de 9 à 20 millions ? Avec, à la clef, un surcoût proche de 500 millions d’euros, mobilisant des ressources inadaptées aux pathologies courantes. 

Un devoir sociétal pour les fournisseurs de technologies

Le numérique dans l’hôpital est une réponse solide. Le rôle du numérique à l’hôpital est de permettre au corps médical de se recentrer sur ses missions : soigner et sauver des vies ! Pour cela, la notion d’épanouissement est cruciale car il faut mettre le personnel soignant dans les meilleures conditions pour remplir leur rôle. En leur fournissant des outils de communication adaptés à leur métier pour favoriser l’échange d’informations et la réactivité, en leur donnant des outils de supervision des données patients et des alarmes médicales, ou encore des plateformes de collecte des données d''intervention afin d'identifier les éventuels dysfonctionnements dans les process, et améliorer la prise en charge des patients.

Mettre en place un système de flux d’informations performant, c’est donner la possibilité au personnel médical de se recentrer sur sa principale activité : l’écoute, l’accompagnement et la décision. Mais pour cela, les fournisseurs de technologies ne doivent plus se cantonner à la prospection commerciale. En tant que deuxième ligne dans la « guerre » sanitaire que nous menons actuellement, nous avons un devoir de démystification de la technologie auprès du personnel médical afin de favoriser leur adoption, qui doit passer par une phase d’échange et de formation. Aujourd’hui, les solutions technologiques sont complètement adaptées aux métiers de la santé : à travers des smartphones professionnels désinfectables par exemple ou des plateformes digitales connectées à de multiples équipements médicaux qui permettent de suivre en temps réel, sur son smartphone ou un écran, l’évolution des constantes vitales d’un patient isolé en chambre de réanimation.

Accompagner la colonne vertébrale de notre système de santé c’est la rendre plus efficace, préparé et réactive, en la dotant d’outils technologiques adaptés. On parle alors de « soignants augmentés ». A nous fournisseur de technologies de saisir ce privilège de seconder ces héros du quotidien, en première ligne. Selon l’OMS, déjà 23 000 professionnels de santé ont été infectés par le COVID-19 dans plus de 50 pays. Nous devons saluer leur courage et les accompagner du mieux possible dans leur vocation.

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